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METAMORPHOSE by Dieudonné Fokou - 3D virtual exhibition by Galerie Carole Kvasnevski

METAMORPHOSE by Dieudonné Fokou

Mo, 04/06/2020Sa, 06/27/2020

curated by:

Metamorphose by Dieudonné Fokou

Cheikh Hamidou Kane écrit dans l'Aventure ambiguë : "Quelquefois, la métamorphose ne s'achève pas, elle nous installe dans l'hybride et nous y laisse." C'est dans ce champ du vaste et du possible, que Dieudonné Fokou vit, il se saisit de la matière torturée, blessée...rejetée. il n'a pas peur de la regarder, mieux il se met à l'aimer. Alchimiste, il brûle, tord, découpe, soude, colle ces objets abandonnés. Il récupère avec amour les carcasses métallisées, les sacs plastiques qui étouffent notre planète ainsi que "les balles perdues" et les vieux ordinateurs dont on se débarrasse au Cameroun et ailleurs...Là où nombreux sont ceux qui ferment les yeux, Dieudonné inlassablement continue, Il répond de la même manière que Camus dans son essai "le mythe de Sisyphe" face à l'absurde: la révolte.
Qu'il soit sculpteur ou aujourd'hui peintre , il demeure dans un processus de transformation permanente, en utilisant et réutilisant les déchets, il nous montre que l'objet comme la vie organique forme une force cyclique qui amène à la renaissance.
Chaque création est hybride, enchevêtrement de fil de fer qui forme un cortex cérébral, balle qui semble être en arrêt sur image sur un visage en décomposition métallique, maternité constituée d'une mosaïque de plastique...Dieudonné fusionne les genres et les matières. De ce troublant mariage, au delà du recyclage dont il se joue, il questionne sur la fertilité, la sexualité et ses tabous, le conflit qui touche son pays, le gaspillage de l'économie de marché, et enfin ces frontières qui se ferment aux migrants mais qui s'ouvrent à contre courant aux ordures, comme un ultime bras d'honneur à la tolérance, au respect de l'humanité et à la fraternité

Cheikh Hamidou Kane writes in l'Aventure ambiguë: "Sometimes, the metamorphosis does not end, it installs us in the hybrid and leaves us there." It is in this field of the vast and the possible, that Dieudonné Fokou lives, he grabs the tortured, wounded ... rejected material. he is not afraid to look at her, the better he begins to love her. Alchemist, he burns, twists, cuts, soda, glues these abandoned objects. He recovers with love the metallic carcasses, the plastic bags that suffocate our planet as well as "the stray bullets" and the old computers that we get rid of in Cameroon and elsewhere ... Where many are those who turn a blind eye, Dieudonné tirelessly continues , He responds in the same way as Camus in his essay "the myth of Sisyphus" in the face of the absurd: revolt.
Whether he is a sculptor or a painter today, he remains in a process of permanent transformation, by using and reusing waste, he shows us that the object, like organic life, forms a cyclical force which leads to rebirth.
Each creation is hybrid, a tangle of wire that forms a cerebral cortex, a ball that seems to be frozen on an image on a metal decaying face, maternity made up of a plastic mosaic ... Dieudonné merges genres and materials. From this troubling marriage, beyond the recycling that he is playing with, he questions about fertility, sexuality and its taboos, the conflict that affects his country, the waste of the market economy, and finally these borders that close at migrants but who open up against the rubbish, as an ultimate arm of honor to tolerance, respect for humanity and fraternity.

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